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Comment en arrive t-on à ne plus aimer ? Je crois que c'est une des interrogations métaphysiques auquel personne, pas même le sexologue le plus renommé n'a su un jour répondre.

Alors je répète ma question. Comment pouvons-nous nous apercevoir un beau matin que la personne occupant notre couche et accessoirement notre vie ne nous émeut plus ? Est-ce une histoire de lassitude, un trop plein de banalité, une overdose de déceptions ?
Par quel moyen est-il possible d'aimer un jour à en vouloir damner son coeur quand c'est pour déclarer quelques mois plus tard que tout sentiment vous a quitté ?

Je désirais plus que tout ne plus aimer Gabriel. J'aurais prié le ciel pour qu'il m'octroie la force nécessaire à son oubli. Comment se fait-il que quelques mois parviennent à ce point à pénétrer votre cervelet par tous ses pores en y laissant leur trace, comme s'ils y avaient été ancrés ?
Son départ me permit de réaliser à quel point votre vie peut changé face à un nouvel être. J'avais observé, discuté, parlé, embrassé, pensé et aimé Gabriel. L'amour m'avait saisi dans son tourbillon infernal des passions, ne me laissant aucun moment de grâce ni de retenue, avant de finalement me lâcher en pleine apothéose comme un vieux paquet de linge sale.

J'ai aimé chaque parcelle de ton être. Chaque millimètre de ton épiderme me faisait frémir et j'aurais voulu me nicher au creux de ton dos pour ne plus jamais m'en déloger. Je t'aurais fait l'amour que personne n'a jamais connu, narré des anecdotes ridicules, juste pour le plaisir de déceler l'avènement de ton sourire.
Si chaque personne est unique, sachez que l'amour unissant deux êtres peut être mille fois plus indivisible.

Il m'en coûte de le dire mais je ne veux plus vivre sans lui. Cela ne s'explique pas.

Reviens moi Gabriel.





Feuilleté de nouvelles - Marine D.
# Posté le jeudi 18 septembre 2008 12:32